Nestlé vient de publier l’ordre du jour de son assemblée générale qui se tiendra le 6 avril 2006 à Lausanne. Il est particulièrement intéressant de relever le point 6 qui demande aux actionnaires de donner au Conseil d'administration le mandat de préparer un projet de révision totale des statuts. Ce projet pourrait alors être soumis au vote des actionnaires en principe lors de l'assemblée générale 2007.
 

Avec cette proposition, Nestlé donne suite à l'engagement qui avait été pris par M. Brabeck à l'issue de l'assemblée générale du 14 avril 2005 de prendre en considération l'opinion des actionnaires quant à l'évolution du gouvernement d'entreprise chez Nestlé. Rappelons que lors de cette assemblée, Ethos et cinq caisses de pension avaient présenté trois résolutions ayant pour but d'améliorer les statuts, dont celle qui visait à empêcher le cumul des fonctions de Président et de CEO, et qui avait recueilli 36% de soutien. Au vu de ce résultat, Nestlé avait organisé au mois d'août dernier un sondage auprès de l'ensemble des actionnaires pour connaître leur point de vue sur plusieurs orientations importantes en matière de gouvernement d'entreprise. Une majorité s'était alors dégagée notamment en faveur de la suppression de la limite d'inscription de 3% et de la réduction de la durée des mandats d'administrateur de 5 à 3 ans, ce qui est en ligne avec les demandes d'Ethos.

Le mandat souhaité par le Conseil d'administration pour procéder à une révision des statuts s'inscrit donc pleinement dans le processus qui a été engagé il y a quelques mois pour améliorer le gouvernement d'entreprise chez Nestlé. Ethos salue cette démarche et invite tous les actionnaires à voter OUI au point 6 de l'ordre du jour de l'assemblée générale du 6 avril 2006.

Un vote positif permettra au Conseil de préparer un projet concret de modernisation des règles de fonctionnement et de contrôle au sein de Nestlé. Dans le cadre du dialogue établi entre Ethos et Nestlé, notre Fondation marquera son attachement à une amélioration des statuts qui permette d'assurer le respect aussi bien des bonnes pratiques en matière de gouvernement d'entreprise, que des exigences d'une entreprise socialement responsable.