Un groupe de 100 investisseurs globaux dont Ethos et les membres du Ethos Engagement Pool International appellent les plus grandes banques mondiales à s’engager davantage dans la lutte contre le réchauffement en finançant la transition vers une économie faible en carbone.

Le groupe, mené par Boston Common Asset Management (US) et ShareAction (UK) a écrit des lettres à 62 banques, dont UBS et Credit Suisse, mais aussi à Citigroup, Goldman Sachs et Deutsche Bank, leur demandant davantage de transparence sur leurs risques liés au changement climatique et sur les opportunités y relatives et comment ces risques sont gérés par les conseils d’administration et le management des banques.

Le secteur bancaire se situe à un carrefour en matière de climat. L’Accord de Paris est entré en vigueur en novembre 2016, soulignant l’urgence que constituent certains risques climatiques qui se traduisent en actifs bloqués, à savoir des actifs qui pourraient être amortis prématurément suite à l’élimination progressive des énergies fossiles. Parallèlement, ces changements offrent des opportunités sans précédent pour les banques qui ont l’occasion de financer la transition vers un future faible en carbone. Ces développements vont avoir un impact profond sur le secteur bancaire à court, moyen et long terme. Pour ces raisons les investisseurs institutionnels ont besoin d’informations robustes de la part des banques concernant leur gestion des risques liés au climat.

Dans ce contexte, les banques centrales ont formé la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) pour émettre des recommandations sur les informations que les sociétés doivent publier en relation avec les questions climatiques. Ces recommandations couvrent quatre domaines : la stratégie climatique et sa mise en œuvre, des produits financiers faibles en carbone et les engagements des banques en matière de politiques publiques, ainsi que leur collaboration avec d’autres acteurs dans le domaine du changement climatique. Comme l’application de ces recommandations reste volontaire, le progrès dépend de la pression des investisseurs sur les banques.

Dans le cadre de cette action, Ethos et les membres de l’EEP International vont continuer d’engager le dialogue avec UBS et le Credit Suisse pour s’assurer de la mise en place de mesures concrètes.